DIY CRISPR KIT

Initiateur(s) The ODIN
Licence(s) A préciser
Source(s) CRISPR Kit

Avec « Biohack la planète » comme credo, The Odin tire son origine d’une volonté d’inclure davantage de personnes en science, et plus particulièrement dans le champ des biotechnologies. Biberonnée à la biologie participative, l’équipe revendique une nécessaire acculturation et appropriation de l’ingénierie des génomes par les citoyens. Chez Odin, rendre accessible à tous les techniques d’édition de l’ADN passe par la conception, et aujourd’hui vente, de kits permettant de remanier génétiquement des organismes unicellulaires inoffensifs. Le Bacterial DIY CRISPR Kit propose ainsi de modifier l’espèce bactérienne E. Coli, couramment utilisée au laboratoire, pour lui permettre de survivre dans un milieu de culture, habituellement létal pour elle. De l’indispensable micropipette au milieu de culture, le kit contient tout le nécessaire pour faire ses premiers pas: 150$ et quelques heures, c’est ce qu’il en coûte aujourd’hui, à l’ère de la dernière née des techniques d’édition génomique CRISPR-cas9.

Texte critique de Quitterie Largeteau (Biohacking Safari)

Les années 2010 voient une évolution rapide des technologies de modification du génome. La dernière née s’appelle CRISPR-Cas9. Réputée plus simple, rapide et économique, cette méthode issue de groupes de recherche séduit et relance le débat éthique autour de l’édition génomique. Les unes des médias font aujourd’hui la une avec cette question: « Jusqu’où souhaitons nous aller ? » Hors du cadre institutionnel, CRISPR rejoint la panoplie d’outils de modification génomique en usage dans les communautés de biohack selon les législations en vigueur. De la fabrication de levure fluorescente à la description génétique de végétal, cette technique se met au service des projets existants. Pour les curieux, ces workshops sont des initiations, théoriques et pratiques, proposés par les communautés Genspace et Hackteria. Entre discussions et expérimentations, l’enjeu est de contextualiser et démystifier les techniques d’édition génomique, ainsi qu’imaginer ensemble des usages « souhaitables » à venir.

BioHacking Safari (Quitterie Largeteau et Aurélien Dailly)

De nouvelles pratiques de biologie, ouvertes et collaboratives, s’étendent hors des murs traditionnels. Sous l’appellation « Do it Yourself », elles portent de façons diverses l’ambition de démocratisation et d’appropriation de la biologie par les citoyens.

La biologie DIY représente beaucoup pour moi car elle permet aux communautés de reprendre le contrôle.

Derek Jacoby, doctorant et co-fondateur du Victoria makerspace, Canada

Les hackerspaces et les laboratoires communautaires donnent l’opportunité aux aventuriers de découvrir et d’apprendre toujours plus.

Tito Jankowsky, BioCurious, Californie

BioHacking Safari est un projet d’exploration de ces terrains d’appropriation citoyenne de la recherche, de la transmission de savoirs et de l’innovation ouverte dans les sciences et technologies liées au vivant. Partant à la rencontre de ces acteurs et de leurs projets, découvrant des lieux et des communautés plurielles, BioHacking Safari aspire à créer du lien entre eux et leur donner une voix, en partageant et racontant leurs histoires.

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