Gynepunk : Hardglam & Favelab, désorceler la science

Gynepunk : “Hardglam & Favelab : désorceler la science” est issu d’un RAID (Recherche Action Immersion Design) mené en 2015 par Tiphaine Kazi-Tani et Hélène Mourrier, porté par le pôle de recherche de la Cité du design, sous la direction d’Olivier Peyricot.

Nature du projet : R.A.I.D. (recherche, action, immersion, design)
Financement : Pôle de recherche de la Cité du design
Auteur.e.s: Tiphaine Kazi-Tani et Hélène Mourrier.
Date : 2015

Thématique :  autonomie et souveraineté des territoires, émancipation des corps, DIY

Durant une semaine, en août 2016, Tiphaine Kazi-Tani a amené-e à effectuer un RAID (Recherche Action Immersion Design) dans la « colonie éco-industrielle » Calafou, à la rencontre de Gynepunk, groupe d’activistes féministes queer à la tête d’un atelier de production d’instruments et de techniques gynécologiques DIY.

En réalité, Gynepunk, est plutôt l’une des nombreuses ramifications d’un projet rhizomique (qui comprend aussi le laboratoire de biohacking Pechblenda, le mouvement Transhack Feminism, le collectif Freakabolic, etc.) qui déplace, bricole et réagence biologie et physique appliquées, théories critiques, expérimentations sonores, pornoféminisme, hacktivisme, etc.
Gynepunk est une fixation d’une plus vaste aventure de mutation et de « devenir » : devenir-plante, devenir-son, devenir-trans, devenir-sorcière. Faire l’expérience de soi en devenant tout autre. Se décoder et se recoder, perpétuellement.

Leurs labos-ateliers-antres-studios sont localisés dans une ancienne colonie industrielle, fondée au XIXe siècle, sorte de petite cité ouvrière où une dizaine de familles étaient logées dans une unité d’habitation, à proximité des ateliers. Un magasin, une salle des fêtes et même une église étaient installés sur le site de telle sorte que les ouvriers n’aient jamais à s’éloigner. En 2011, la Coopérative Intégrale de Catalogne (CIC) a acquis cette vaste friche de 3 hectares pour y implanter ce projet de « colonie éco-industrielle », aux confluences de deux champs d’expérimentation et de développement pour lesquels la CIC s’engage : l’habitat d’un côté et la souveraineté technologique de l’autre.

Pour restituer ce RAID, Tiphaine Kazi-Tani s’est associé-e à Hélène Mourrier. Les designer-chercheur.e.s ont choisi d’explorer la question de la « situation » de la recherche, en imaginant des formes d’édition et de publication ouvertement politisées. Leur travail a été présenté lors de la Biennale Internationale 2017 dans le cadre de l’exposition Tiers-Lieux Fork The World.

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